Top 10 des fautes d’orthographe les plus courantes (+ des bonus en 11…) !

top-10-des-fautes-d-orthographe-les-plus-courantes

Top 10 des fautes d’orthographe les plus courantes (+ des bonus en 11…) !

Conjugaison, vocabulaire, grammaire… La langue française est parfois très difficile. Et les fautes d’orthographe peuvent se glisser partout. Si tu veux briller en société en éradiquant certaines fautes de ton vocabulaire… je crois bien que tu vas apprécier ce qui suis. Euhhh, ce qui suit, pardon !

Que cela soit à l’oral, à la prononciation et surtout à l’écrit, les fautes d’orthographe peuvent se retrouver partout, surtout si on n’y fait pas trop attention. D’ailleurs, qui n’a jamais entendu dire que « la langue française est une langue difficile à apprendre, pas facile à pratiquer » ? Et pour nous, parfois compliquée à écrire. Car à toute règle, il existe son exception, ce qui ne rend pas la tâche facile.

Aujourd’hui, certaines fautes très courantes peuvent être un frein. Déjà parce qu’elles font saigner les oreilles ou les yeux des personnes qui les entendent ou les lisent. Mais aussi dans le monde de l’emploi. A deux CV équivalents, un recruteur choisira celui qui n’est pas truffé de fautes et de mauvais accords, on est bien d’accord. D’accord ? Franchement, c’est quand même plus agréable d’avoir un article bien écrit et sans fautes, non ?

1)   Autant pour moi ? Au temps pour moi ? Où est la faute d’orthographe ?

C’est l’une des fautes d’orthographe les plus courantes de la langue française à l’écrit. Quelle est la bonne version de l’expression ? Aussi surprenant que ça puisse être, c’est bien « Au temps pour moi ». Parce que l’adverbe « autant » s’utilise quand on parle de quantités qu’on veut comparer par exemple. Et non pas pour dire qu’on a tort.

Une petite astuce : quand tu veux faire un mea culpa en admettant ton erreur, comme le signifie cette expression, tu peux vouloir remonter le « temps » pour le faire…

2)   Ce, se, ça, sa ?

Sa devait bien arriver les problèmes comme ça, dis ! Mais d’où vient le fichu problème entre tous ces pronoms ? De la prononciation. En phonétique, tous ces « s » et ces « ç » s’entendent pareil. Tu peux donc les confondre. Bon, OK, on est même pas mal à les confondre au final…

« Ce » est un pronom démonstratif (comme si tu désignais quelque chose), et on l’utilise avant un nom : « Ce camion que je viens de voir passer », « Ce petit garçon que je connais etc.

Et ce fameux « se » alors dans tout ça ? Eh bien, c’est en fait un pronom possessif personnel, qui lui se met devant un verbe. « Notre soirée s’est bien finie », au lieu de “Notre soirée c’est bien finie. » Petite astuce : Remplace « se » par « me », « te » ou même « vous » : « On se voit demain ? »  = « Nous nous voyons demain ? »

Pour ne pas confondre « sa » (pronom possessif) et « ça » (pronom démonstratif), on peut remplacer « ça » par « cela ». Donc au final, ça te donne quoi ? Ça te donne : « Donne-moi ça ! » = « Donne-moi cela ». Ça fonctionne pas mal, non ? Héhé.

3)   Bien assurer la concordance des temps après un “si”

C’est une des fautes d’orthographe à l’écrit (et surtout) à l’oral que l’on commet le plus. On en a d’ailleurs fait…des répliques de films ! « Si j’aurais su, j’aurais pas venu », disait le Petit Gibus dans La Guerre des Boutons. Pourtant, il était loin d’avoir bien parlé le petit minot au béret noir…

Quand « si » est suivi du présent, le verbe de la proposition est conjugué au futur : « Si je vais jusqu’à la boulangerie, je m’achèterai une baguette. »

Quand « si » est suivi de l’imparfait, le verbe est au conditionnel : « Si j’étais allée au sport, j’aurais eu besoin de me changer. »

Si jamais t’as un souci, on s’appelle ? Sérieux, j’essaierai vraiment de t’aider.

C’est la règle : les « si » n’aime pas les « rai ». Ou si tu veux, les « scies » n’aiment pas les « raies », à toi de voir…

4)   L’accord des nombres, le casse-tête

Les chiffres et les nombres, c’est souvent des exceptions, donc on va essayer de faire simple. En général, ils sont invariables. Sauf… Bah oui, en français, il y a toujours des exceptions… Faute d’orthographe, en veux-tu, en voilà tiens !

« Vingt » prend un « s » par exemple, quand il est multiplié et qu’il n’est pas suivi d’un autre chiffre : « Quatre-vingts » / « Quatre-vingt-treize ».

Qu’est-ce qu’on s’ennuierait sans « cent » … Ben oui, car il ne s’accorde pas quand il est suivi d’un autre chiffre : « Trois cents » / « Trois mille deux cent cinquante ».

Bon là, on ne va pas en faire des mille et des cents. Mille ne s’accorde jamais. Et paf, dans le mille !

Pour les millions, les milliers, les milliards, n’oublie pas de les accorder quand il y en a plusieurs. Ça t’aidera si un jour tu deviens très riche…

5)   Fautes d’orthographe sur les couleurs

Bleu, vert, jaune. On en voit vraiment de toutes les couleurs ! Et aussi, de toute les fautes d’orthographe… Sinon, les couleurs s’accordent en genre et en nombre. Sauf si… la couleur désigne un nom (comme un fruit par exemple), là, elle est invariable. Fraise, marron, orange… Ce sont des noms, cela ne se conjugue pas.

Il existe cinq exceptions à retenir : mauve, pourpre, fauve, écarlate.

Pour résumer, on dira par exemple :

  • « Les ciels bleus » ;
  • « Les herbes vertes » ;
  • « Les pulls marron » ;
  • « Les fleurs mauves » …

6)   L’accord du participe passé, ton cauchemar

Depuis l’école, c’est ton pire cauchemar. Le participe passé est accordé selon l’auxiliaire utilisé, être ou autre. Mais aussi le complément d’objet et sa place dans la phrase.

Pour l’auxiliaire « avoir », le participe passé (ou PP) s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet s’il est placé avant. « Ces livres, je les ai écrits. », par exemple.

Si c’est après ou qu’il n’y a pas de complément, « avoir » est invariable. « J’ai lu ces livres », par exemple. Ou encore : « J’ai vu plein de fautes d’orthographe dans son texte. » Hummm…

7)   “Y a-t-il” ou “Y a t’il”, trait d’union ou apostrophe, à toi de savoir

Y a-t-il un problème ici ? Quand on veut l’écrire, il y en a peut-être un effectivement. Il va falloir faire un choix entre « y a-t-il » et « y a-t-il » … Et c’est le trait d’union que l’emporte. De plus, tu dois savoir que le « t » n’a pas de réelle fonction dans la phrase, autre que d’aider la prononciation.

Sans lui, c’est imprononçable. On coince le « t » entre deux traits d’union. Et ça devient vite… « Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? » Simple, non ?

L’utilisation de l’apostrophe avec le « t » existe bien, quand il est utilisé pour remplacer le « toi » ou « te ». Comme dans « Oust, va-t’en ! » Hey, ne sois pas susceptible, reste encore un peu avec moi, mon frère, ma sœur !

Tiens, d’ailleurs, j’espère que tu as remarqué tous mes petits jeux de mots depuis le début… Ouf, au temps pour moi !

8)   Après que, avant que, bien que : l’accord parfait

Quel temps utilise-t-on après les termes « après que » ou « avant que » ?

  • « Après que » est suivi de l’indicatif, puisque l’action est finie. : « Après qu’il a lu le Coran, son cœur s’est apaisé. »

 

  • « Avant que » et « jusqu’à ce que » sont forcément suivis du subjonctif car l’action est supposée : « Avant que tu ne fasses le ménage, tu pourrais faire le lit. »

 

  • « Bien que » insinue un doute dans une phrase, donc il est suivi du subjonctif lui aussi : « Bien que je me sois lavé les cheveux, ils sont de nouveaux gras. » Hum, pas très glamour tout ça… Mais ceci dit, tu peux toujours acheter un peu de ghassoul pour dégraisser tes cheveux hein !

9)   A l’attention ou l’intention de ?

Attention, si jamais tu avais l’intention de partir… Je t’arrête tout de suite ! Parce qu’on doit dire quoi au juste ? « A l’attention de », ou à « l’intention de » ?

Bon, en fait, l’expression « A l’attention de » s’emploie en tête de courrier, pour dire qui est le destinataire : « A l’attention du directeur des impôts », par exemple. Et quel exemple, tiens !

Pour ce qui est de « l’intention de », eh bien c’est réellement une question d’intention : « J’ai l’intention de lire le Coran ce soir » signifie plutôt qu’on veut faire quelque chose de précis, que c’est en projet.

10)  Quelque soit ou quel que soit ?

Quelle que soit l’issue de cet article, je suis sûre que tu repartiras en ayant appris des choses. Et franchement, mon métier de rédactrice me passionne pour cela. Car vraiment, on en apprend tous les jours !

Sinon, pour savoir s‘il faut écrire « quelque » ou « quel que », on va regarder ce qu’il y a derrière dans la phrase.

« Quelque gentille qu’elle paraisse, elle ne l’est pas au quotidien » ; « Quelque chose s’est passé » ; « J’ai trouvé quelques gâteaux au fond de la boîte ». Bon, si c’est des BN au chocolat, tu peux être sûr qu’il n’y en aura plus au fond de la boîte… Ça, je te le dis !

Si ça précède un verbe, on écrira alors le « quel » et le « que » séparément, tout en l’accordant avec le sujet : « Quelles que soient les raisons », « Quel que soit le problème la solution ». On a déjà assez de problèmes comme ça, fiou !

11)   Top bonus (parce que dix fautes d’orthographe, ce n’est pas assez…)

  • A ton grand dam, « par contre » ne s’emploie pas vraiment… même si on l’emploie tous ! En revanche, tu peux plutôt dire « en revanche» ;

 

  • On te rappelle juste comme ça qu’on ne « pallie à » rien, mais qu’on « pallie les » fautes d’orthographe ;

 

  • Arrête, tu ne vas pas « « comme même » pas me faire ça ! Non, je ne vais « quand même » pas te faire ça… ;

 

  • Ça ne « s’avère pas vrai ». Car la signification du verbe s’avérer signe déjà « être vrai ». En s’avérant vrai, on serait alors « vrai vrai ». C’est pas vrai ? Si, et c’est un pléonasme. Cela se révèle vrai, c’est vrai ou cela s’avère !

 

Sources : Académie Française, L’express.fr, Larousse.fr

fautes-d-orthographe-top-10-des-fautes-courantes

2 comments on “Top 10 des fautes d’orthographe les plus courantes (+ des bonus en 11…) !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *